Histoire de SAINT VERT

Le sujet : SAINT-VERT est une petite commune auvergnate de moyenne montagne. Le village, au fond d'une vallée où coulent deux ruisseaux (le Doulon et le Vignon), est dominé par son église romane et environné par la forêt.

L'auteur : Frédéric CHALLET titulaire d'une maîtrise d'histoire (Université Clermont II)




Situation administrative : Du XVIe au XVIIIe siècle Saint-Vert appartenait à la généralité de Riom et sur le plan fiscal à l'élection d'Issoire. Depuis la Révolution Saint-Vert est intégré au département de la Haute-Loire.

Situation religieuse : La paroisse de Saint-Vert fit partie successivement de trois diocèses, celui de Clermont jusqu'en 1317, puis celui de Saint-Flour jusqu'à la Révolution et enfin celui du Puy.

Patrimoine : L'église de Saint-Vert est inscrite à l'Inventaire des Monuments Historiques depuis 1993. Sur la façade sud, munie de trois contreforts, des modillons sculptés, représentant des têtes d'hommes et de chevaux, sont disposés à intervalles réguliers entre les dalles d'une corniche dont il ne reste que des fragments correspondant au niveau de la toiture originelle : la nef a été surélevée. Le chevet a également été rehaussé : la partie basse, pentagonale, se termine par une corniche à simple mouluration, la partie haute est semi-circulaire. L'église a peut-être été surélevée dans un but défensif, donnant naissance à des combles hauts percés d'étroites ouvertures, constituant un étage de défense. Sur la façade nord, on remarque la présence de deux archères canonnières. Une tourelle abritant un escalier de pierre en colimaçon donne accès au clocher. Situé entre le chevet et la nef, il est rectangulaire et accueille trois cloches. Il est percé de six baies cintrées garnies d'abat-sons. On accède à l'intérieur de l'église par un portail roman composé d'un arc cintré reposant sur des colonnes à chapiteaux sculptés. La nef romane du XIIème siècle est la partie la plus ancienne de l'édifice. Elle est couverte d'une voûte en berceau renforcée à chaque travée par des doubleaux. Le choeur et la chapelle latérale, voûtés d'ogives, datent du XVème siècle. Le chevet en hémicycle est éclairé par deux baies gothiques étroites et allongées. La chapelle latérale est dédiée à Notre-Dame de Pitié. Elle est percée d'une baie à remplage gothique et s'ouvre sur la nef par un arc brisé. Elle porte les armes d'Antoine de Vissac (de gueules, à trois pals d'hermine), infirmier de La Chaise-Dieu et prieur de Saint-Vert en 1474, et de sa mère Marguerite d'Apchon (d'or, à six fleurs de lis d'azur). Le choeur renferme une chaire à prêcher en bois sculpté datant du début du XVIème siècle. Classée depuis 1904 et transformée il y a quelques années en dessous d'autel, il s'agit peut-être à l'origine d'un panneau de stalle de l'abbatiale de La Chaise-Dieu. Elle est ornée de coquilles Saint-Jacques, insigne des pèlerins se rendant à Compostelle, et porte en outre les attributs (la mitre, la crosse et l'étole) et les armoiries (d'azur, à cinq fusées d'argent posées en fasce) de Jacques de Saint-Nectaire, abbé de La Chaise-Dieu de 1491 à 1518. On sait qu'il se distingua par son goût pour l'art et sa libéralité à l'égard de l'abbaye. Son blason, sculpté dans la pierre, est présent à divers endroits dans le village de Saint-Vert. Une enceinte entourait jadis une partie du village de Saint-Vert afin de protéger du pillage la maison prieurale (une maison forte) et l'église. Deux tours rondes munies de meurtrières et reliées par une muraille sont aujourd'hui le dernier vestige de cette enceinte. Cet appareil défensif devait permettre de faire face à la menace que constituaient les routiers (hommes d'armes momentanément sans embauche et vivant sur le pays) pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), puis les troupes protestantes au cours des guerres de Religion du XVIème siècle. Un sergent appartenant au seigneur de Châteauneuf-du-Drac était chargé de garder la paroisse et ses habitants, l'église et ses biens. Le château de Saint-Vert fut légué par les Châteauneuf-du-Drac à l'abbaye de La Chaise-Dieu au XIVème siècle, puis rebâti à la fin du XVème siècle. Cette vaste maison prieurale fortifiée devint, sous la Révolution, la propriété de Claude Champanhac, alors curé de Saint-Vert. Le bâtiment a été acheté par la commune en 1869 pour y établir l'école de garçons, la mairie, ainsi que le logement de l'instituteur, du curé et de son vicaire. Dans la nuit du 24 au 25 décembre 1921, un incendie a dévasté le château dont il ne subsiste aujourd'hui qu'une partie abritant notamment un grand escalier à vis en granit.


origine du nom


prieuré
de Saint-Vert



cartes postales anciennes


château



vie politique municipale
évolution
de la population



communauté d'habitants


taille et consuls


carte de
la commune



carte de Cassini

photographies


laboureurs
et journaliers



bail à cens


journal du curé Vigouroux


seigneurs
de Saint-Vert

justice seigneuriale


milice royale
émig. temporaire



meuniers et moulins


école primaire


guerre de 14-18


recensement
1846


recensement
1921


dîmes, décimateurs
et portion congrue



un drame en 1904